L’expérience à l’école primaire de Jules-Verne est-elle réellement positive ?

Suffit-il de reconnaître que les enseignants de

l’école primaire Jules-Verne de l’île de Montréal étaient à l’aise avec le contenu du nouveau programme d’éducation à la sexualité et motivés à l’offrir aux élèves, et que les enfants étaient très réceptifs aux enseignements prodigués, pour affirmer que l’expérience de cette école fut positive ?

Permettez-moi d’en douter, moi qui, depuis nombre d’années, ai développé une alternative à l’éducation à la sexualité en milieu scolaire qui a pour nom :

L’ÉDUCATION DE NOS ENFANTS ET DE NOS JEUNES

À L’INTÉGRATION DE L’AMOUR ET DE LA SEXUALITÉ.

C’est une éducation fondamentale qui permet à l’être humain de développer la structure interne qui le rendra capable d’assumer son être sexué, de grandir en sagesse et de s’épanouir harmonieusement en s’aimant et en aimant autrui.

Également, cette éducation / rééducation favorise la guérison psychologique des séquelles que l’on retrouve chez les enfants et les jeunes ayant été victimes de mutilations ou de violences dans le domaine affectif et sexuel.

Ce genre d’éducation ne court pas les rues. Il y a beaucoup de pain sur la planche pour qui veut, comme moi, transmettre dans notre société québécoise cette pédagogie aux personnes ayant la responsabilité de la transmettre, à leur tour, aux enfants et aux jeunes.

Cette pédagogie au processus intérieur lent, graduel et continu d’intégration de l’amour et de la sexualité, si elle est destinée à tous, elle l’est, avant tout, aux parents un jour, parents toujours. Ce sont eux qui ont la prérogative (le droit et la responsabilité) de répondre au besoin et au droit de leurs enfants d’apprendre à devenir affectivement et sexuellement équilibrés, harmonieux. Elle sera également fort utile à tout éducateur travaillant dans un partenariat enfant-parents-éducateur.

Le programme d’éducation à la sexualité approuvée par le ministère de l’Éducation du Québec, Madame Harel Bourdon, présidente de la CSDM, affirme : « Il ne s’agit pas d’un cours d’éducation sexuelle, mais d’une éducation à la sexualité ». Quel en est donc le but ultime ? Elle n’en dit rien.

Sous-entendrait-il ces paroles entendues avec indignation par Madame Valérie Riches, travailleuse sociale, de la bouche d’un conférencier, lors d’un Symposium à Liverpool, en 1986 ?

         « Si nous ne réussissons pas à nous infiltrer dans le domaine de l’éducation sexuelle, les enfants suivront tout simplement le comportement moral de leurs parents.  »

Et encore, aurions-nous à reconnaître enfin que ce programme est le plus puissant moyen utilisé pour la propagande de l’humanisme athée ?

C’est ce que je ne cesse de croire. Mais pour bien le percevoir, il m’a fallu creuser longuement le concept intégration de l’amour et de la sexualité ainsi que le besoin et droit de l’enfant d’apprendre de ses parents — soutenus par un sain environnement social — à devenir un être affectivement et sexuellement harmonieux.

Comme je serais ravie que, bientôt, l’on m’offre les moyens d’exprimer cette réflexion dans notre société ainsi que de proposer un enseignement à distance et un enseignement de présence sur cet important concept.

Solange Lefebvre-Pageau, inf. M. Sc.

Fondatrice et directrice

Centre international de recherche et d’éducation familiale – CIREF
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